Un carnet du patrimoine pour Marcel et Jacques Depelsenaire

Il fallait leur rendre hommage ! Elle l’a fait !

Le 177ème Carnet du patrimoine, publié par l’Agence wallonne du Patrimoine (AWaP), est désormais disponible. Anne-Catherine Bioul, historienne de l’art au sein d’Espace Environnement, signe ce carnet au soir de sa carrière, après de nombreuses années consacrées à l’étude et à la valorisation du patrimoine architectural de la région. Ce dernier ouvrage, dédié à l’héritage carolo des architectes Marcel et Jacques Depelsenaire, vient clore en beauté son parcours. C’est donc tout naturellement que nous vous le présentons.

Marcel et Jacques Depelsenaire, une famille d’architectes à Charleroi

Marcel et Jacques Depelsenaire, père et fils, ont marqué durablement l’architecture de Charleroi, chacun à sa manière. Ils nous ont laissé des bâtiments exceptionnels tels que le Palais de Justice, le Centre Social de Délassement, ou encore des villas remarquables avec des détails architecturaux préservés tant à l’extérieur qu’à l’intérieur. Parmi celles-ci, la Villa Dewez, récemment classée.

Initié en 2022, ce Carnet du patrimoine est le fruit d’un important travail de recherches et de collectes de témoignages mené sur cette famille d’architectes, notamment lors des Journées du Patrimoine, mais aussi sur le quartier du Chéniat à Loverval (oeuvre de Marcel Depelsenaire) et le Centre Social de Délassement de Marcinelle (oeuvre de Jacques Depelsenaire). Ce travail de fond a permis de brosser un portrait détaillé de l’impact de ces deux architectes sur le territoire carolo.

Découvrez l’article paru dans la Lettre du Patrimoine n° 77 au sujet du Carnet du Patrimoine « Marcel et Jacques Depelsenaire, une famille d’architectes à Charleroi ».

La collection des Carnets du patrimoine est éditée par l’AWaP (Agence wallonne du Patrimoine). Elle invite le grand public à explorer l’histoire et l’architecture de notre région. Vous pouvez commander ce numéro en ligne via le site de l’AWaP.

Autour de Jacques et Marcel Depelsenaire : des événements à ne pas manquer !

L’héritage architectural des Depelsenaire continue d’être mis en lumière à travers de multiples initiatives auxquelles nous contribuons. Nous vous donnons ainsi rendez-vous avec nos partenaires pour le découvrir via des visites guidées ou des événements. Laissez-vous embarquer par notre collègue, Nicolas Rochet, à la découverte de ce patrimoine remarquable !

Une histoire de Charleroi à (re)découvrir !

Dans le cadre de la parution du 177ème Carnet du Patrimoine, la Société Royale d’Archéologie de Charleroi organise une conférence, le vendredi 20 juin 2025. Elle sera suivie d’une visite guidée des bâtiments réalisés par Marcel et Jacques Depelsenaire à Charleroi, le samedi 28 juin 2025. Infos et inscriptions : archeologiecharleroi@gmail.com.

Le Palais de Justice à l'honneur

Découvrez le Palais de Justice de Charleroi ! Cet oeuvre emblématique de Jacques Depelsenaire est mis à l’honneur dans le prochain numéro de la revue Natrimoine (parution le 21 mars). L’article, rédigé par notre collègue, Nicolas Rochet, revient sur son histoire et son importance patrimoniale. À l’occasion du lancement de ce 9ème numéro, Natrimoine organise une série de visites de lieux emblématiques de Charleroi. En savoir plus

Secrets de Charleroi : le Palais de Justice mis à l’honneur dans la revue Natrimoine

Ce printemps, la revue Natrimoine consacre son 9ᵉ numéro à Charleroi, une ville au patrimoine riche et contrasté, souvent méconnu du grand public. Art nouveau, Art Déco, Modernisme et Éclectisme s’y côtoient, offrant un paysage architectural unique, marqué par des influences variées.

À travers ce numéro, Natrimoine propose une exploration inédite de ces trésors urbains, à la découverte de lieux d’exception.

Parmi les édifices mis en avant, le Palais de Justice, œuvre de Jacques Depelsenaire, bénéficie d’un éclairage particulier, sous la plume de notre collègue, Nicolas Rochet.

Une architecture monumentale au service de la justice​

Construit dans les années 1950-1960, le Palais de Justice de Charleroi est un bâtiment emblématique du renouveau architectural de la ville après la Seconde Guerre mondiale. Conçu par Jacques Depelsenaire, il s’inscrit dans une modernité sobre et fonctionnelle, tout en conservant une monumentalité propre aux édifices judiciaires de son époque.

Cet article revient sur les origines du projet, les choix architecturaux opérés par Jacques Depelsenaire et l’intégration du bâtiment dans le tissu urbain de Charleroi. Il analyse la structure du palais, l’organisation de ses espaces, les matériaux utilisés, ainsi que les oeuvres qui ornent l’intérieur du Palais de Justice.

Un week-end pour explorer les secrets de Charleroi

Pour marquer la sortie de ce numéro, Natrimoine organise un événement exceptionnel : le temps d’un week-end, huit lieux habituellement inaccessibles seront ouverts au public lors de visites guidées gratuites.

À cette occasion, rejoignez-nous pour pousser les portes du Palais de Justice, le samedi 22 mars. Cette visite, guidée par Nicolas Rochet, mettra en lumière l’histoire et les particularités architecturales de ce monument.

Visite gratuite, sur inscription.
Le samedi 22 mars – de 10h à 16h (départ toutes les heures)

Éditée par l’Association des Amis de l’Unesco, la revue Natrimoine s’attache à explorer et valoriser les patrimoines wallons et bruxellois à travers des articles approfondis et des visites guidées. Avec ce 9ᵉ numéro, la revue met en lumière des pépites architecturales insoupçonnées, offrant aux lecteurs une redécouverte de Charleroi à travers des regards d’experts passionnés.

Webinaire – Les sgraffites : comment les conserver et les restaurer ?

Certains trésors architecturaux et artistiques demeurent trop souvent dans l’ombre, méconnus et négligés. Parmi eux, les sgraffites, ces œuvres d’art délicates et raffinées qui ornent les façades de nombreux bâtiments et témoignent d’une richesse historique et culturelle exceptionnelle. Pourtant, faute de reconnaissance et de soins appropriés, ils risquent de se perdre à jamais.

Nous vous invitons à découvrir, lors de notre prochain « Mardi de la Rénovation », ce monde fascinant des sgraffites. Nos deux oratrices, Céline Devillers, historienne de l’art et Maëlle Guillot, conservatrice et restauratrice et formée aux techniques de la peinture d’époque (décor du patrimoine), partageront avec vous leur passion et leur expertise dans la conservation de ce patrimoine unique.

Au programme :

  • Immersion dans l’histoire et la technique de cette forme d’art décoratif, pour comprendre sa valeur et son importance dans le patrimoine urbain
  • Un regard sur les défis de leur préservation et les raisons de leur négligence
  • Des réponses pratiques et des recommandations pour leur conservation et restauration ainsi que leur entretien
  • Un temps de questions/réponses

Ce webinaire s’adresse à tous ceux qui se passionnent pour le patrimoine urbain et artistique, des professionnels de la conservation aux amateurs d’art et d’histoire, en passant par les propriétaires de bâtiments historiques. Ensemble, nous explorerons comment ces précieux ornements peuvent être préservés et mis en valeur, pour que notre environnement urbain continue de raconter son histoire riche et complexe.

« À la découverte des vestiges de la forteresse de Philippeville » : retour sur les Journées du Patrimoine !

Dans le cadre de la 36e édition des Journées du Patrimoine en Wallonie, Espace Environnement emmenait un large public dans les rues historiques de Philippeville à la découverte des vestiges de l’ancienne forteresse. Sous le thème « Le Patrimoine pour toutes et tous », deux visites guidées étaient proposées dimanche 8 septembre. Le circuit accessible, y compris aux personnes à besoins spécifiques, a permis à une quarantaine de visiteurs de s’imprégner de l’histoire fascinante de la ville et d’un patrimoine méconnu de la région.

Un parcours accessible sur les traces de l’ancienne place forte

Le parcours de visite a été imaginé spécialement pour l’occasion, dans une démarche inclusive, visant à offrir un accès à l’histoire de Philippeville au plus grand nombre. Au point de départ de la place d’Armes, cœur historique de Philippeville, il s’agissait de mettre en lumière différents vestiges de la forteresse conservés en surface, au détour d’une rue ou au milieu d’une place. Des vestiges moins connus et plus facilement accessibles que les fameux souterrains qui parcourent les sous-sols de la ville.

Une collaboration pour valoriser l’histoire locale

L’initiative était portée par Espace Environnement, en collaboration avec l’Office du Tourisme de Philippeville et le comité Vauban, dans une volonté commune de mettre en valeur le patrimoine fortifié de la ville. Elle a permis de valoriser le travail réalisé conjointement avec le comité depuis plusieurs mois.

Une immersion dans le passé fortifié de Philippeville

Les visites étaient animées par notre guide accompagnée du directeur de l’Office du Tourisme, costumé en soldat de la garnison du 17e siècle. Une véritable immersion qui a ajouté une dimension unique à l’expérience, plongeant les visiteurs au cœur de la vie militaire de l’époque.

Le parcours était jalonné de dix points d’arrêt stratégiques, permettant aux participants de mieux comprendre l’organisation spatiale de la forteresse. Chaque étape mettait en lumière les éléments clés de la ville fortifiée à l’époque de Vauban : la place d’Armes, la maison du gouverneur, la halle, l’église, l’hôpital militaire, le magasin à poudre, les casernes, l’arsenal, le magasin aux fourrages… Autant de lieux emblématiques qu’évoquent les noms des rues dont la configuration en étoile nous rappelle encore aujourd’hui l’importance stratégique et militaire de Philippeville à cette époque.

Photo © SPW-AWaP

Mardis de la rénovation : retour sur la visite d’un corps de ferme rénové

Ce samedi 13 juillet, nous vous donnions rendez-vous dans la charmante commune de Lobbes pour découvrir un projet de rénovation exemplaire. Cette visite a mis en lumière un projet ambitieux et complet : la réhabilitation d’un ancien corps de ferme en habitation et bureaux, alliant respect du patrimoine et durabilité.

Des solutions innovantes pour un bâtiment historique

Ce projet de rénovation, porté par Guillaume Grawez (entreprise Ecowez) combine une réflexion approfondie sur la conservation des traces patrimoniales et l’utilisation de matériaux et systèmes durables, en tenant compte de leur impact environnemental. Au cœur du projet : utilisation rationnelle de l’énergie et autonomie (énergétique et hydrique). La rénovation intègre des panneaux solaires thermiques et photovoltaïques, citernes d’eau de pluie avec potabilisation de l’eau et épuration naturelle individuelle…

Les murs du corps de logis, en mauvais état, ont nécessité une intervention contemporaine : une ossature extérieure en bois revêtue d’ardoises a été mise en place pour renforcer la structure tout en intégrant une isolation performante.

La simplicité et l’emploi de matériaux biosourcés sont au cœur du projet. La mise en oeuvre de ces matériaux a fait l’objet de chantiers participatifs.

Isolation, extension et chauffage : des choix réfléchis​

  • Isolation et structure extérieure : l’ossature en bois a permis d’intégrer une isolation en ouate de cellulose.
  • Extension moderne et lumière naturelle : une extension en poteaux-poutres largement vitrée a été ajoutée pour maximiser l’apport de lumière et profiter de la vue sur le jardin.
  • Gestion des surchauffes : l’utilisation d’isolants biosourcés en grande épaisseur, combinée à des stores extérieurs et à un velum placé durant l’été sur la pergola, permet d’éviter les surchauffes en été.
  • Chauffage autonome : le logis est chauffé par un poêle de masse construit sur site et nécessitant seulement 5 à 6 stères de bois par an pour chauffer l’ensemble du logement. Quant aux bureaux, situés dans l’ancienne étable, ils sont chauffés par un poêle de semi-masse.

Un jardin en permaculture en cours de création

Le chantier se poursuit aujourd’hui avec l’aménagement du jardin conçu selon les principes de la permaculture. Cet espace comprendra un verger, un pré fleuri et une petite forêt comestible, renforçant encore l’approche durable du projet. 

Merci à Guillaume et à sa famille pour leur accueil chaleureux et ce moment d’échanges riches en enseignements. Leur projet démontre qu’il est possible de préserver le patrimoine tout en adoptant des solutions techniques innovantes et respectueuses de l’environnement.

Découvrez un autre projet inspirant ! Retour sur la visite d’une maison urbaine rénovée à Thuin.

Restez connectés pour découvrir nos prochaines visites et webinaires dédiés à la rénovation respectueuse du patrimoine !

Mardis de la rénovation : visite d’une maison urbaine à Thuin

Le samedi 13 juin, nous avons emmené une vingtaine de participants à Thuin à la découverte d’une maison urbaine rénovée, située au pied du célèbre site classé des Jardins suspendus. Cette visite a mis en lumière un projet de rénovation exemplaire, mené par le propriétaire, architecte de formation, qui a su préserver l’âme de l’édifice tout en intégrant une extension moderne.

Un projet respectueux du patrimoine historique

Les travaux ont été réalisés entre 2011 et 2014. Le projet a consisté à rénover cette ancienne maison tout en ajoutant une extension à la place d’une ancienne verrière accolée à un mur de l’ancienne enceinte urbaine, daté du 14e siècle.

Grâce à une bonne collaboration entre l’administration communale et le fonctionnaire délégué, le projet a pu voir le jour en respectant les contraintes patrimoniales liées à la proximité du site classé et aux spécificités du lieu. Séduit par la vue imprenable sur la vallée de la Biesmelle, le propriétaire a dû relever plusieurs défis dont l’accessibilité de la maison pendant le chantier.

Plus d’infos sur le projet de rénovation de cette maison urbaine de Thuin dans l’article de presse !

Découvrez un autre projet inspirant ! Retour sur la visite d’un corps de ferme rénové à Lobbes.

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Journées du Patrimoine – À la découverte des vestiges de la forteresse de Philippeville

A l’occasion des Journées du Patrimoine, laissez-vous guider à travers les rues historiques de Philippeville et découvrez les vestiges de cette forteresse fondée en 1555.

Sur les traces de la place forte de Philippeville

Pour cette 36e édition des Journées du Patrimoine, Philippeville vous ouvre les portes de son passé fortifié… Lors d’une visite guidée, nous vous invitons à découvrir, au détour d’une rue ou au milieu d’une place un pan du patrimoine local, moins connu que les fameux souterrains qui parcourent les sous-sols de la ville.

Accessible à un large public, cette visite guidée vous emmènera à travers une dizaine de points d’arrêt soigneusement sélectionnés. Prévue le dimanche 8 septembre, elle vous dévoilera les secrets de la ville, des casernes à l’hôpital, en passant par l’arsenal et le magasin à poudre. Chaque vestige témoigne des fonctions essentielles qu’abritaient jadis les remparts, notamment à l’époque de Vauban et vous permettra de mieux comprendre l’organisation spatiale de cette place forte stratégique.

Rendez-vous le 8 septembre

Deux départs sont programmés le dimanche 8 septembre, à 11h et 14h, depuis l’Office du Tourisme de Philippeville. La visite, d’une durée moyenne de 1h30, est accessible aux PMR ainsi qu’aux personnes malvoyantes.
Si vous souhaitez participer à cette balade découverte, n’oubliez pas de vous inscrire via notre formulaire en ligne. 

Les places étant limitées, la réservation est obligatoire.

Adresse du jour : Office du Tourisme de Philippeville, Place d’Armes 20, 5600 PHILIPPEVILLE.

Pour toute question, merci de contacter Caroline à crossez@espace-environnement.be.

Cette activité vous est proposée par l’Office du Tourisme de Philippeville et Espace Environnement – Vivons le patrimoine, en collaboration avec le comité Vauban. Lancé en 2023 à l’initiative de l’Office du Tourisme que nous accompagnons dans la démarche, ce comité rassemble une vingtaine de volontaires et de partenaires associés autour de la valorisation du patrimoine fortifié de Philippeville.

Les Mardis de la rénovation – Nos deux nouvelles fiches conseils

Le patrimoine architectural, témoin de notre histoire et de notre culture, mérite une attention particulière lorsqu’il s’agit de le rénover. Dans cet esprit, nous avons le plaisir de vous présenter nos deux premières fiches d’information. Celles-ci souhaitent fournir à qui veut rénover, avec respect et intelligence du bâti ancien, des conseils et points d’attentions. 

La Chaux : Matériau incontournable pour la préservation du bâti ancien

Dans cette fiche, nous abordons le lien étroit entre ce matériau traditionnel et le bâti ancien. Ce n’est pas par hasard si la chaux est devenue un choix privilégié pour la restauration. Sa perméabilité à la vapeur permet aux bâtiments de réguler l’humidité efficacement, prévenant ainsi des dommages structurels à long terme. Mais les avantages de la chaux vont bien au-delà de sa fonctionnalité. Nous vous proposons d’en découvrir un peu plus dans cette première fiche. 

Rénovation du bâti et matériaux biosourcés : une association gagnante

Cette seconde fiche met en lumière les matériaux biosourcés. Alors que notre planète fait face à des défis environnementaux sans précédent, l’utilisation de matériaux comme le chanvre, le lin, la terre et les bois locaux, offre une voie vers une rénovation respectueuse de l’environnement.

Ces matériaux ne sont pas seulement écologiques ; ils apportent également des avantages considérables en termes d’isolation thermique et de durabilité. À travers cette fiche, nous explorons comment ces matériaux peuvent être intégrés à la rénovation du bâti ancien, adaptant les structures d’antan aux exigences écologiques de demain. 

Ces fiches sont le prolongement de nos « Mardis de la rénovation : Trucs et astuces pour éviter les embûches », une série de webinaires conçus pour fournir aux propriétaires de bâtiments anciens des clés pratiques et des astuces pour éviter les pièges courants en matière de rénovation. Nous vous invitons à explorer ces fiches, à vous inscrire aux prochains webinaires et à écouter les podcasts disponibles pour enrichir vos projets de rénovation.  

Deuxième cycle des Mardis de la rénovation : 2 webinaires et une matinée de visites inspirantes

A la suite du succès rencontré par ses deux premiers webinaires, portant sur les avantages de l’utilisation de la chaux et des matériaux biosourcés en rénovation, Espace environnement continue de se mobiliser pour informer le public sur l’utilisation de matériaux et techniques respectueuses des qualités du bâti existant.

Nous vous invitons, dans le cadre de nos activités de valorisation et sauvegarde du patrimoine bâti et naturel soutenu par l’AWAP, à participer au cycle 2024 des « Mardis de la rénovation ». Au programme : deux webinaires et une matinée de visites inspirantes.

Les webinaires

Isoler sans dénaturer son bâti, les secrets de l’isolation intérieure des murs anciens

14 mai de 12h30 à 13h30
Orateur : André Baivier, Isoproc

Conservation et restauration des Sgraffites, joyaux de nos façades urbaines

15 octobre de 12h30 à 14h00
Oratrices : Maëlle Guillot, Rrestauratrice MgMuralis et Marie Wautelet, Historienne de l’Art

Une matinée de visites Inspirantes – Rénover en harmonie avec l’âme du bâti ancien

Deux visites inspirantes qui vous permettront de rencontrer des propriétaires (qui sont aussi des professionnels de la construction) de deux habitations rénovées dans un souci du respect du patrimoine : une maison urbaine à Thuin et une ancienne ferme à Lobbes.

Maison urbaine  à Thuin

15 juin à 10h00 et 11h30
Propriétaire : Laurent Challes, Architecte

Ancienne ferme à Lobbes

15 juin à 9h00 et 10h30
Propriétaire : Guillaume Grawez, Entrerise Ecowez

La Villa Dewez, récemment classée

Le long de la chaussée de Philippeville, à Loverval (Gerpinnes), la Villa Dewez est désormais classée comme monument. Ce classement est l’aboutissement d’un long travail d’expertise et de sensibilisation des propriétaires initié par notre équipe dans le cadre de la valorisation du lotissement du Grand Chéniat.

C’est que derrière son apparente simplicité, cette maison bourgeoise, plantée sur une petite butte et entourée d’un jardin, recèle une richesse aux multiples facettes. Les façades, toitures, mais aussi menuiseries, vitraux, ferronneries et corps de cheminée de la Villa Dewez ont été travaillés pour former un tout cohérent, un petit bijou de l’architecture des années 30 tendance Art Déco.

Marcel Depelsenaire, un « architecte-ensemblier »

Construite en 1932, la Villa Dewez est représentative du travail de l’un des principaux architectes de l’Entre-deux-guerres actif à Charleroi : Marcel Depelsenaire (1890-1981) qui, pour le projet du lotissement du Grand Chéniat entre autres, s’est associé à l’architecte Jules Laurent.

Elle se démarque par l’homogénéité de sa conception, tant au niveau du plan que des ornements. Ceux-ci ont été dessinés par l’architecte lui-même, avec un souci minutieux du détail, des façades aux équipements intérieurs.

Une villa témoin des habitations bourgeoises des années 30

La Villa Dewez forme ainsi un ensemble homogène et particulièrement bien préservé de l’architecture des années 30 tendance Art déco. Le plan s’inspire des maisons de campagne à l’anglaise (cottages), les décors, géométriques et stylisés, sont typiquement Art Déco.

Loggias (balcons en retrait) et bow-windows (fenêtres en saillie) rythment les façades et leurs angles. Comme une signature de l’architecte que l’on retrouve dans plusieurs de ses constructions : le pignon principal, immense et triangulaire, est percé d’une loggia au profil caréné. Des colonnes sont utilisées comme éléments structurels, mais aussi décoratifs aux côtés d’acrotères et de volutes.

À l’intérieur, les espaces spacieux et lumineux s’articulent par des jeux de niveaux. Comme dans les volumes extérieurs, l’architecte crée des points de vue. Le grand hall ouvert constitue le cœur de l’habitation que la cage d’escalier relie aux différents étages.

Le vitrail dans toute sa splendeur

Un peu partout, transpire le goût des matériaux et de l’artisanat. La villa met à l’honneur l’art de la ferronnerie et du vitrail qui ornent portes et fenêtres. Aux côtés des maîtres artisans, comme le ferronnier Franz André qui réalisa la porte d’entrée, Marcel Depelsenaire apporta sa patte en imaginant lui-même les vitraux.

Les vitraux de la Villa Dewez forment un ensemble exceptionnel par la qualité de leurs assemblages de textures variées, leurs coloris délicats et leurs motifs originaux. Souvent floraux, parfois ésotériques (divinités, animaux mystérieux), ils composent une sorte d’allégorie du monde champêtre, qui entre en résonnance avec la typologie de cette maison de campagne.